Action contre le quotidien 20 minutes


 

 

Communiqué de l’action :

Dans un article paru lundi 7 juillet : http://www.20minutes.fr/societe/1414815-20140704-pourquoi-agressions-sexuelles-plus-nombreuses

20minutes.fr fait parler un « expert » (un homme, évidemment) à propos des viols estivaux. Ce dernier Stéphane Bourgoin, estime qu’il y a plus de viols en période estivale parce qu’ «On consomme plus d’alcool, on sort plus tard et avec la chaleur, on est vêtu de façon plus légère».

Et les journalistes complètent, puisqu’il partent du viol collectif de deux vacancières à Argelès la semaine passée, que celui-ci est surement consécutif au fait qu’ « elles auraient accepté d’aller se promener seules sur la plage avec un groupe de jeunes hommes rencontrés par hasard durant l’après-midi. »

Le 9 juillet, des meufs du collectif 8 mars Pour Toutes sont donc allées à la rédaction de 20 minutes.fr… Elles avaient un message.

Quand 20 minutes fait la promotion du viol

À la suite d’un viol collectif à Argelès-sur-Mer, 20 minutes présente son « enquête de l’été » sur la cause des agressions sexuelles. Publié le 4 juillet sur leur site internet, cet article excuse explicitement les hommes de commettre des viols.

D’après 20 minutes, la saison estivale est particulièrement propice au viol. Pourquoi ? « Ce n’est pas vraiment que les agresseurs sont plus nombreux durant l’été. C’est surtout que les victimes potentielles adoptent plus facilement des comportements dits «à risque. […] On consomme plus d’alcool, on sort plus tard et avec la chaleur, on est vêtu de façon plus légère ».

Assez !

Comme toujours, on blâme les victimes au lieu de condamner les violeurs. Encore une fois, ce sont les femmes qu’on somme de faire attention, qu’on culpabilise, à qui on reproche de boire, de porter une jupe, un maillot bain, de sortir le soir, d’être écervelées. Pour 20 minutes, le viol est le fruit d’une provocation des femmes envers des hommes aux besoins sexuels «incontrôlables ».

Dans ce quotidien, le crime de viol est traité au même titre que n’importe quel marronnier (sujet qui vient remplir les pages quand on a rien à dire, en terme journalistes). Il y a un an déjà, 20 minutes blâmait les joggeuses et leurs tenues, considérées comme trop « sexualisées », pour les viols qu’elles subissaient. La rédaction de 20 minutes oserait-elle dire aux 75 000 personnes violées par an en France qu’elles l’ont bien cherché ?

Cette culture du viol décomplexé doit cesser !

20 minutes, garde tes conseils paternalistes et sexistes pour toi. Nous refusons de laisser la rue aux agresseurs.

Nous riposterons, tant qu’il le faudra.

#CultureDuViol #NousNeNousTaironsPlus